Une personne que j’estime m'a demandé si je voulais bien écrire un texte sur ma sexualité, j’ai accepté et ce n’est pas chose aisé
Je suis née Homme et je suis hétérosexuelle comment je l’ai sus ? Je pense que l’on ne peut jamais en être sur a 100% alors j’ai essayer même Brièvement une relation avec les 2 sexes
Depuis mon enfance j’ai toujours eu une attirance naturel pour les Femmes , de ce fait dans cette société rien de spécial je n‘ai pas eu a subir de traumatisme verbal ou physique du a ma sexualité car elle fait partie d‘une ( norme ) et oui l‘ignorance peut importe sa sexualité amène sur sa route la peur et le racisme sous différente forme.
Puis je fait la rencontre d’Amis Hommes Homosexuelle en discutant de leur vision et leur attirance sexuelle je me suis remis en question. Et si au fond de moi j’avais aussi une attirance pour les Hommes? Apres tous comme tous a chacun on nous a bourrer la tète depuis notre enfance de schémas Judéo-chrétien de diverse notion qui nous empêche de pouvoir se forger sa propre idée et même plus grave sa propre Sexualité , la société ne nous a pas non plus aide et même notre éducation nous conditionne a des notions futile mais encrée depuis notre enfance tel des murs bien solide de pseudo vérités, qui par la suite quand nous voulons les démonter, on se rend compte que la tache est rude car ces murs ne sont pas seulement intellectuel mais émotionnel ( consommez et faites les moutons ) ..enfin bref.
Il m’arrive de trouver des Hommes beaux . Donc dans une soirée chez un Ami je fait la rencontre d’un belle homme homosexuelle avec qui je discute pendant la discutions je me pose plusieurs question.
-Es que j’ai une attirance physique pour lui? Non pas spécialement enfin je ne pense pas .
De la je me dis que j’ai peut-être tellement été conditionné par certaine notion rustique que je ne suis surement pas objectif. Alors je décide de me forcer un peu j’embrasse cette homme... mais aucune excitation vient a moi, plus de la gène qu’autre chose. Je lui explique la situation il comprend et veut alleR plus loin alors je le suis... il se déshabille et c’est en le voyant nu que j’ai su véritablement que je n’avait aucune attirance pour les Hommes jusqu’au jours d’aujourd’hui .Mais qui sait?? On évolue tous un jour, peut-être ma sexualité prendra un autre virage, si l’on garde l’Esprit toujours ouvert. Mais la question pour ma part n’est pas de savoir quel sexualité nous sommes, elle de l’assumer et de la vivre dans le présent.
Comme tous un chacun je suis content de voir que l’on peut s’exprimer sur le sujet mais je suis tous autant decu car, nous qui nous prenons pour des Hommess et des Femmes si intelligent dans cette société moderne nous devons parler de notre sexualité afin de nous rassurer. Nous avons encore du mal a nous mélanger entre hétéro bi ou homo ces termes la ne devraenit même plus exister il n’existe en réalité que des Etres Humains !!mais tant que l‘on ne voudra pas faire l‘effort de regarder son voisin et d‘avoir un minimum de pardon dans les yeux cette société aura eu raison de nous et l‘on restera a jamais des moutons.
jeudi 13 janvier 2011
mercredi 12 janvier 2011
ArT
Ne m’appelez pas Mademoiselle
Je ne suis sous la coupe paternelle
Et n’ai nul besoin de tutelle
Ne m’appelez pas Mademoiselle
Qu’ai-je encore de la jouvencelle ?
Il y a longtemps que je ne suis pucelle
Ne m’appelez pas Madame
Epouse d’aucun quidam
Comment peut-on dire prendre femme ?
Ne m’appelez pas Madame
Les lois à garder mon nom me condamnent
Si je pouvais seulement le choisir, damne !
Sont-ce là des civilités ?
À 4 ans, mon nom ne m’allait déjà plus. Je ne voulais pas être princesse délaissée, mais le héro de légende. Pour ma première amoureuse, j’étais Richard. Et elle ne me nommait pas autrement alors qu’elle m’entendait appeler et répondre « présente » chaque matin.
Mon goût pour la chevalerie était partagé, nous avons produit un conte illustré et des costumes pour en donner une représentation aux parents. Comme j’étais fièrE de terrasser le dragon et de ravir le cœur de la dame de compagnie (et oui, lutte des classes dans les petites classes).
Ça n’a pas été du goût de ma mère. Le triomphe amer.
La fée marraine offre des robes. On se déguise pour son plaisir. Quand je choisis de me faire bel’, c’est chemisette à rayure et nœud pap’ assorti, si, si…
Les rangs se resserrent. Pendant les récréations, on peut encore se rêver sous de nouvelles armures. On me prend pour un garçon, je tiens à détromper fièrement.
Quand s’approche le moment de quitter les murs primaires, ça se complique. Si on joue, ce sont les filles contre les garçons, on ne me laisse plus choisir mon camp.
Mon corps ne me facilite pas plus les choses. Il pouvait pas me faire plus grandE ?! Pff. Ben non, il m’a fait des gros seins, c’est malin !
J’ai essayé de rester avec les gars, on m’a fait dire que j’étais plus qu’unE pote. J’en ai joué, pas aveugle à ce que pouvait signifier dans le groupe. Mais j’étais loin de cette surface. Je comprenais les règles, mais n’avais aucun goût au jeu. Plutôt du dégoût devant les regards qui ne cherchaient pas mes yeux.
Les surnoms de cette époque, je suis contente de les omettre ici.
Je m’omettais moi-même, je signais Someone souligné d’un point d’interrogation.
J’appri à « taguer » mon prénom. Il est devenu griffe, secret. Pour les intimes, pour mes dessins.
Dans le chœur, je suis la doyenne. Pour les concerts, il je sors parfois les talons. C’est une tenue de scène, une convention comme une autre, un déguisement occasionnel.
Je préfère chanter en dansant, canne ou chapeau à la main.
Plus loin, plus grand. La majesté du lieu, et un autre choc esthétique. On est dans la même classe. Le trouble est tel que timidité et maladresse s’émulent malheureusement. Je ne comprends pas ce qui m’agit(e).
Je me souviens encore du toucher de sa main sur le cuir usé de mon perfecto.
L’élégance de mes années lycée ce sont les Dr Martens noires, le pantalon à pinces, la chemise blanche cintrée par le gilet noir, mes boucles folles, le borsalino mou.
Une mention, une tonte. C’était le prétexte donné à la famille, deux ans que je l’attendais et secret. On m’a offert un bonnet, on m’a cachée. On n'porte pas de bonnet au mois de juillet. Pantalons larges, t-shirts basics, que ce soit pour y passer mes épaules ou ma poitrine, ça fait sac.
La bonzesse.
Tous n’y voient pas quelque chose de spirituel.
Pour moi c’est une libération des conventions. Je me vois tête nue. Tête d’œuf, ovales et ellipses que j’ai appris à dessiner. Je me vois, me voyez-vous ?
On me regarde autrement, je (ne) suis autre.
Pendant quelques années, je signe mes mots doux comme Zorro. Surnom donné par l’être aimé d’alors, montrant sa confiance et son goût pour Jamel Debouze. Si on avait pu se marier (mais serais-je allée jusque-là ?!), aurais-je souhaité prendre pour nom le prénom que je m’étais choisi 20 ans plus tôt ?
Z n’était pas très drôle. Tout le monde en a eu assez.
Pour le boulot, je me fais poupée. À ma mesure, hein, faut pas exagérer non plus ! Pas assez femme du point de vue de la cheffe, pas bobonne en tout cas. Pourtant, j’y étais placard.
Plus j’ai rencontré le machisme, plus j’ai trouvé plaisir à montrer mes formes tout en étant out and proud.
Ces temps-ci, on me traite de Bisounours.
Je suis p’t-être gentiLE, mais j’suis pas ourson sans sexe sur son petit nuage. Je vais au charbon, comme tout le monde, j’aime jouir et faire jouir.
Je reconnais avoir un cœur d’artichaut. Il y en a pour tout le monde si on l’ouvre. À la chaleur de certainEs, je deviens mon premier moi en mieux. Le début de mon prénom s’arrête avant la bêtise à l’instant T. Un grand T.
Toute expression suscite une vision personnelle. Outil de communication quotidien, on oublie que la langue est le matériau littéraire, et donc essentiellement culturel. À travers lui aussi ce qu’on entend est autant, ou plus, fonction de soi que de ce qui nous est présenté.
Je garde le nom qu’on m’a donné, car, quel qu’il soit, il ne suffit pas à me dire.
Dans mon dernier diminutif et je me suis reconnue, et me plais même. Je signe aujourd’hui, et ici, par lui. Demain, ailleurs, il en sera certainement autrement.
ArT
mardi 11 janvier 2011
Naton
D'après mes organes génitaux je suis une femme mais je suis intérieurement quelqu'un de différent
née d'un tapin, j'ai du apprendre la vie sans image maternelle ce qui évidement fit de moi un vrai garçon manqué
J'ai longtemps cherché ma place sexuellement dans la societé et je me définirais comme lesbienne.
J'ai eût des attirances pour les femmes trés tot, j'aime l'ambiguité du entre deux ce certaines lesbiennes,
j'aime ce mélange androgyne à dominance masculine
En revanche avec un psychique neutre où entre deux
que l'on me nome monsieur où madame celà ne m'offusque meme plus c'est devenu quotidien malgré mes attributs feminins
à la réflexion celà m'arrange meme bien dans certaines situations je suis ce que j'ai envie
Sur mon dos j'endosses un tatouage basé sur le principe du ying et du yang qui represente les deux parties en moi
l'une gentile, douce et feminine et une autre plus sombre et masculine
la réalisation de ce tatouage m'a permis de réfléchir sur le sense profond de ma personne et a marqué la periode de ma vie
où j'ai accepté que je pouvais être différente et ne pas rentrer dans un stéréotype prédéfinis
à ce jour je suis moi, appelez moi naton
née d'un tapin, j'ai du apprendre la vie sans image maternelle ce qui évidement fit de moi un vrai garçon manqué
J'ai longtemps cherché ma place sexuellement dans la societé et je me définirais comme lesbienne.
J'ai eût des attirances pour les femmes trés tot, j'aime l'ambiguité du entre deux ce certaines lesbiennes,
j'aime ce mélange androgyne à dominance masculine
En revanche avec un psychique neutre où entre deux
que l'on me nome monsieur où madame celà ne m'offusque meme plus c'est devenu quotidien malgré mes attributs feminins
à la réflexion celà m'arrange meme bien dans certaines situations je suis ce que j'ai envie
Sur mon dos j'endosses un tatouage basé sur le principe du ying et du yang qui represente les deux parties en moi
l'une gentile, douce et feminine et une autre plus sombre et masculine
la réalisation de ce tatouage m'a permis de réfléchir sur le sense profond de ma personne et a marqué la periode de ma vie
où j'ai accepté que je pouvais être différente et ne pas rentrer dans un stéréotype prédéfinis
à ce jour je suis moi, appelez moi naton
lundi 22 novembre 2010
Alex Waiiiiiiiiiiii! (2)
Je suis un peu d’ici mais beaucoup d’ailleurs.
Je virevolte à travers les vallées humaines,
Je fonce à toute vitesse, fracassant les falaises en fer forgé de l’intolérance.
Aventureux, spontanée m’ont valus de nombreuses blessures tatouées à perpétuité.
Je ramasse mes maux et susurre ma douleur à l’oreille du soleil illuminé de ma force intérieure.
Je panse mes plaies pourries en particulier par l’hétéropatriarcat en pelotonnant et gargarisant mon genre dans un gigantesque gag jubilatoire.
Je ne cesse et ne cesserais donc jamais de m’émerveiller des beautés de ce monde, de cette terre, de MON univers avec naïveté, humour et amour.
La couleur de mon cœur est semblable à ce que je porte : multiple et à vif.
Alors, je cris à la vie et aux ignorants de celle-ci en me marrant à pleines dents Wai…Wai…WAIIIIIIIIII !!
Ainsi, si tu veux me nommer, appelle moi wai, aLeX Wai.
Je suis et c’est déjà pas mal !
mardi 16 novembre 2010
Chloé
Je me nomme comme je suis :
Je suis une femme, je ne me suis jamais perçue autrement c’était une évidence, petite je détestais les robes au grand désespoir de ma mère qui adorait me « déguiser » en poupée avec des robes à volants et coiffer mes longs cheveux, une femme peut porter des pantalons.
A 7 ans je faisais des cauchemars dans mon lit je me voyais toute petite dedans et puis le plan s’élargissait jusqu’à s’étendre à l’infini et que je ne sois qu’une poussière, je prenais conscience de mon impermanence et de mon statut d’être humain, l’angoisse…
Je jouais au docteur avec ma meilleure amie j’étais la patiente j’aimais ça, j’ai embrassé un garçon avec la langue pour faire comme au cinéma j’ai détesté ça, normal à 7 ans, j’ai changé d’avis à l’adolescence.
J’étais amoureuse du Pourvu qu’elles soient douces de Mylène Farmer je regardais le clip au top 50 avec mon père, je me disais que je « finirai lesbienne » je ne sais pas comment je connaissais ce mot et je trouvais ça atroce.
A 14 ans je me suis féminisée, j’ai commencé à porter des jupes et des robes, à me maquiller, à me coiffer, j’étais désespérée de ne pas voir mes seins pousser, ce qui arriva plus vite que je ne l’avais prévu, j’avais beaucoup de prétendants.
J’ai rencontré mon premier amour à 16 ans, ma première expérience sexuelle aussi, j’ai aimé, c’était un beau garçon rebel avec une moto, je regardais les filles je pensais que mes copines en faisait tout autant, je ne m’interrogeais donc pas plus que ça.
Et puis il y a eu le nouvel an 2007 je suis sortie en boite j’avais 17 ans et il y a eu Brigitte qui dans la soirée m’a regardée et m’a lancé « Dis tu veux pas m’embrasser ? » Je me souviens que ma tête s’est mise à tourner et que sans réfléchir je lui ai donné ce qu’elle me demandait : c’était doux, chaud, délicieux…
Ma meilleure amie voyant cela m’en a demandé tout autant, je m’y suis refusée, c’était mon amie je trouvais ça déplacé.
J’ai quitté ce garçon, il était d’ailleurs bisexuel, au tout début de notre relation il m’a trompé avec un homme je ne suis pas offusquée de son aveu.
Quand mes parents me demandait où je sortais je leur disais que j’allais en boite homo, je ne voyais pas où était le problème et eux non plus.
J’ai rencontré ma première copine je l’ai invité à dormir à la maison, j’avais 18 ans, elle 25, je trouvais ça normal, ma mère très polie lui a demandé le lendemain si elle voulait rester déjeuner, elle a accepté.
Quelque temps après ma mère interloquée, un midi dans la cuisine m’a lancé « Je ne comprends pas, je n’ai jamais été attirée par mes amies féminines »
Je lui ai répondu « Mais moi non plus maman » de ce jour elle a comprit.
Aujourd’hui j’ai 30 ans, je suis une femme qui aime les femmes peu importe leur genre, j’aime l’esprit féminin dans toutes ses formes, qu’elles se revendiquent en tant que telle ou pas, je veux des enfants, trouver ma « moitié ».
Ma famille, mes amis le savent, je n’en parle pas au travail j’estime que c’est ma vie privée, on ne m’interroge pas il est tellement évident que pour eux je suis hétérosexuelle, plus d’un serait surpris, je ne me cache pas dans la rue, je m’en fiche.
Je suis qui je suis.
jeudi 4 novembre 2010
Un Légo
Je vous salue Marie pleine de grâce…faites que demain je me réveille avec le même corps que mon frère. J’ai longtemps fait ce vœu, j’ai bêtement pensé qu’ il fallait prier, fort très fort pour que Dieu, m’entende…en vain. J’étais petite et naïve, Dieu n'y est pour rien.
J’étais moi, ce moi qui vivait dans ma tête, dans mes gestes, mes attitudes. On m’a laissé grandir sans tuteur et je suis une belle plante ! Dieu merci ! Ma famille m’a toujours considéré je pense comme un être vivant et non pas comme une « petite fille ». Mon frère a essayé de m’apprendre a pisser debout, à siffler, mon père nous emmenait au foot, j’ai marqué des buts et ma mère applaudissait.
J’ai eu les cheveux courts, un coiffeur pour homme, une mobylette et un manuel pour apprendre a confectionner des bombes offert par mon père. Tôt j’ai emmené des filles ou des garçons dans ma chambre sans que l’on ne me pose de questions.
Mon enveloppe corporelle s’est étoffée d’une paire de sein, plutôt généreuse, mes ovaires ont commencé leur travail et mes cheveux sont devenus longs et entretenus. Mon corps d’ enfant m’a dit au revoir, avec tout ce qui va avec…je n’ai plus pu être ce ni « fille » ni « garçon » que j’aimais tant. Je suis devenue de sexe féminin aux yeux de tous. J’ai compris qu’il y avait des différences alors. Différence de rôle, de conditions, de savoir être et de devoir être.
Mélodie d’un soir :
Grâce à mon vagin, je peux jouer à Barbie,
Grâce à mon vagin, je peux être femme au foyer,
Grâce à mon vagin, je peux me faire pénétrer,
Grâce à mon vagin, je peux me faire engrosser,
Grâce à mon vagin, je peux me taire,
Grâce a mon vagin, je peux me faire traiter de salope,
Grâce à mon vagin, je peux me faire tuer.
Mais mon cerveau et ma vie jusqu’à ce moment là eux n’entraient pas dans ces codes. Il a fallu tricher, se conformer un peu à ce qu’on attendait de moi.
Un jour, un documentaire passe sur les femmes homosexuelles voire butch aux USA….Merci mon Dieu, je sais maintenant que j’ai un futur.
Je vis dans un village du sud de la France, très France profonde, on ne remet rien en question, on fait attention à ce que les voisins pourraient penser.
Tout le monde sait pourtant que je vais à la piscine en caleçon de bain, que je fais du skate, que mes cheveux sont trop courts, que je suis déguisée pour ma communion, et que mes parents ne m’éduquent pas comme il se doit…Je ne ressens pas le poids du jugement pourtant, je n’ai jamais eu de réflexion sur mon attitude ni mon comportement. On ne connait pas d’homosexuel ni de gens pas comme il faut ici, ou bien ce sont des histoires de famille que l’on cache tellement c’est moche.
Depuis mes premiers souvenirs d’enfant, je sais que mon attirance ira vers le sexe féminin, je fantasme des histoires, on projette même avec mon frère d’avoir des petites copines. Pour autant, j’embrasserai aussi des garçons et même leur sexe. Je ne me refuse rien, jamais. Par contre avoir un petit copain me semble plus dur à concevoir qu’une petite copine…Je ne me projette jamais dans une relation avec un garçon, je n’ai été que rarement amoureuse. En parallèle, je découvre le corps des filles et leur sexe, le mien restera mon intimité, longtemps. Je pense alors que je suis homosexuelle mais cette pensée reste loin, je vis les choses c’est tout et je les aime. Par ailleurs, se dire aimer les filles me fait prendre aussi conscience que celles-ci veulent que l’on soit aussi des filles - filles…
Je ne sais pas nommer ce que je suis, mais je sais que ma rencontre avec un lego, mon récent engagement militant au sein d’un collectif trans-gouine- pd , les rencontres que j’ai faites depuis quelques années et les questionnements que j’ai pu avoir, m’ont permis de voir l’étendue des possibles « d'être ».
Tout est basé sur le SEXE, l’identité sexuelle, attestée sur des bases soit scientifiques (caryotype, appareil génital…), technique (les notions de savoir faire dit « masculin » ou « féminin » et qui de fait attribue les rôles sociaux, économiques, familiaux, privés publics à un « sexe »), juridique (droit de vote acquis récemment pour les femmes, nom de l’époux…), social (comportement que chaque « sexe » doit avoir…).
Le SEXE aussi qui indique qui tu seras, soit un « dominant » soit un « dominé » dans la sphère publique comme privée.
Le SEXE qui déterminera ton rendement économique mais aussi et de fait ton « pouvoir d’achat ».
Le SEXE qui te dira si tu peux jouir ou n’être qu’un « vide couille » (viol, harcèlement physique, verbal, moral…) ou un « défouloir ».
Le SEXE impose toujours une distinction.
Malgré tout, je ne me nommerai pas, au pire, je pourrai me voir comme un « Monsieur ou une Madame Patate » avec un corps que j’accessoirise au gré de mes envies. Je n’en ressens pas le besoin, je sais qui je suis et pense savoir où je vais. Se nommer reviendrait pour moi à mettre plus en avant une partie de ma personne et à hiérarchiser ce qui me constitue (physiquement comme mentalement). Par ailleurs, j’ai bien conscience que nos corps et nos valeurs en contradiction avec la société hétéro-patriarcale-capitaliste et par voie de conséquence discriminante sont des combats politiques, qu’il faut défendre et imposer.
Merci à mes compagnons de jeux et de vie.
Un Légo…
mercredi 3 novembre 2010
Val
Les seuls souvenirs de ma petite enfance, restent des photos de moi affublée de « jolies robes de petite fille »…
Vers mes 6 ans on me fait couper les cheveux courts suite à une épidémie de poux. J’ai adoré cette image de moi avec les cheveux coupés comme un garçon, par la suite il n’était plus question d’avoir une coiffure de fille…
A l’âge de 8 ans, j’ai été victime de violences sexuelles, des vacances passées dans la famille avec des cousins… Ce jour là j’ai cessé d‘être une fille, les filles sont trop vulnérables…
Je suis devenue un garçon manqué…
Je me souviens de cette terrible période qu’a été la puberté, l’apparition des seins, les premières règles…Durant des années j’ai camouflé ce corps devenu féminin derrière des vêtements amples…
A l’adolescence j’étais le « chevalier servant » de mes copines et le « pote » de mes copains…
Jusqu’à ma majorité j’étais quelqu’un d’asexué, je savais que les hommes ne m’attiraient pas, mais je me refusais d’admettre que les femmes m’attiraient…
A 18 ans j’ai enfin pris conscience que j’étais « homosexuelle », ce terme me convenait bien, il impliquait que je suis devenue ainsi de par mon vécu, il me déculpabilisait…
Premiers émois amoureux, premier rejet « je ne suis pas comme ça », m’a-t-elle dit…
Puis j’ai eu la chance de rencontrer une femme qui m’a aimé pour ce que je suis : Une femme accoutrée comme un p’tit mec…
J’ai enchainé plusieurs relations, certaines géniales, d’autres plus traumatisantes, celles qui m’ont aimées telle que je suis, et celles qui assumaient mal mon apparence masculine…
Certaines d’entres elles m’ont apprise à aimer ma féminité, à la mettre en valeur…D’autres m’ont attaqué sur mon apparence masculine, ce qui n’a fait que la renforcer…
J’ai simplement envie de dire que je suis un contraste, une contradiction. J’aime les contrastes et les contradictions…Parfois j’aime parler de moi au masculin singulier en arborant fièrement un 95C…
A bientôt 40 ans je me décrirais comme une « lesbian vampire from outerspace »…
Lesbienne à 100%, vampire de par ma culture gothico-cold, et outerspace parce que je ne viens pas de ce monde horrible, je ne m’y sens pas à ma place…
Ce qui m’importe vraiment est le regard que portent sur moi les gens que j’aime et qui m’aiment, eux ne me jugent pas, ils connaissent mes valeurs…Les « autres » m’importent peu, les regards méprisants ne m’affectent plus, j’ai juste envie de les plaindre d’êtres aussi bêtes…Je dis d’eux qu’ils sont sans intérêt… L’important est la beauté de l’âme et du cœur…
Ce qui m’intéresse chez les gens c’est ce qu’ils ont dans leur cœur, quelle que soit leur apparence…Mais j’admets avoir une forte tendance à être attirée par les personnes atypiques et excentriques…
Aussi ai-je remarqué que depuis que je m’assume, je n’ai que rarement à faire à des agressions verbales…
Avant d’être une sexuelle, je suis une cérébrale…
J’aime les femmes…J’aime mes seins, mes épaules carrées, mon crâne tout ou en partie tondu, porter des paraboots, afficher ma culture musicale, mes piercing, mes bracelets de force… J’aime celle que je suis devenue…
Je sais qui je suis à l’intérieur de moi, maintenant le jugement des autres ne m’atteint plus…
J’ai enfin atteins une sérénité… « J’m’en branle… »
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